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EN SAVOIR PLUS →La catégorie Pentes et murs regroupe l’ensemble des études et ouvrages destinés à assurer la stabilité des terrains en dénivelé dans la région de Laval. Qu’il s’agisse de talus naturels, de remblais autoroutiers ou de murs de soutènement en zone urbaine, cette discipline est au cœur de la sécurité des infrastructures et des personnes. En Mayenne, l’alternance de plateaux et de vallées creusées par la rivière éponyme expose de nombreux sites à des risques de glissement ou d’érosion, rendant indispensable une approche géotechnique rigoureuse dès les premières phases de conception.
Le sous-sol lavallois se caractérise principalement par des formations du Massif armoricain : schistes briovériens altérés, grès et siltites, souvent surmontés d’une couche d’argiles limoneuses sensibles à l’eau. Cette géologie locale, couplée à une pluviométrie régulière, favorise le développement de pressions interstitielles et la dégradation progressive des caractéristiques mécaniques des sols. Une analyse de stabilité des pentes permet alors de modéliser ces phénomènes et d’anticiper les ruptures potentielles selon les critères de l’Eurocode 7.
La réglementation applicable en France repose sur les normes NF P 94-270 pour les ouvrages en sol renforcé, NF P 94-220 pour les murs poids et les rideaux de palplanches, ainsi que sur l’arrêté du 22 octobre 2010 relatif aux études géotechniques préalables (mission G1 à G5 selon la norme NF P 94-500). À Laval, le Plan de Prévention des Risques Naturels (PPRN) mouvements de terrain, lorsqu’il est prescrit, peut imposer des investigations complémentaires et des dispositions constructives spécifiques pour tout projet situé en zone de pente sensible.
Les projets concernés sont variés : fondations d’immeubles en bord de coteau dans le centre historique, sécurisation de voiries départementales après éboulement, terrassements pour lotissements en périphérie, ou encore création de bassins de rétention en déblai. Dans les configurations les plus exigeantes, la conception d’ancrages actifs/passifs offre une solution pérenne pour reprendre les efforts de traction et stabiliser des masses glissées profondes, en respectant les prescriptions du Fascicule 62 Titre V du CCTG.
Les instabilités résultent souvent de la combinaison d’une géologie schisteuse altérée, de fortes précipitations saisonnières augmentant les pressions d’eau dans le sol, et de l’action humaine (terrassements mal drainés, surcharges en crête). L’érosion en pied de talus par les cours d’eau comme la Mayenne aggrave également le phénomène.
Une étude de type G2 AVP puis G2 PRO est obligatoire avant tout projet de soutènement dépassant 1,5 mètre de hauteur, conformément à la norme NF P 94-500. Elle doit caractériser le sol, définir les paramètres de calcul et vérifier la stabilité externe et interne de l’ouvrage selon les Eurocodes.
Le dimensionnement des ancrages passifs ou actifs est encadré par la norme NF EN 1997-1 (Eurocode 7) pour les justifications géotechniques, complétée par la norme d’exécution NF EN 1537. Les essais de contrôle et de mise en tension doivent respecter les recommandations du projet national CLOUTERRE.
Un mur poids utilise sa masse pour résister à la poussée des terres, tandis qu’un mur en sol renforcé associe un parement à des nappes de renforcement incluses dans le remblai, créant un massif composite autostable. Le choix dépend de la hauteur, de la place disponible et de la nature du sol de fondation.